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Publié le 27 mai 2016

Projet OpenSolarMap, le soleil en partage

Calculer le potentiel en énergie solaire des bâtiments avec du crowdsourcing et en Open Data

 

OpenSolarMap est un projet initié par Christian Quest, contributeur chevronné d’OpenStreetMap, membre fondateur et actuel Président d’OpenStreetMap France.
Christian Quest est passé de l’électronique à l’informatique, puis à la programmation, aux bases de données, aux données et maintenant aux données géographiques. Il « cuisine » les données au quotidien.
Encouragé par de bonnes volontés, il a participé à l’édition 2015 du concours Open Paca, le concours régional de réutilisation des données publiques. 

Le jury avait été séduit par la dimension crowdsourcing du projet permettant d'utiliser l'intelligence et le savoir-faire d'un grand nombre de personnes pour fonctionner, ainsi que par l’aspect gamification et l’aide à l’apprentissage pour en faire un outil intuitif. Le jury avait également apprécié qu’OpenSolarMap s’inscrive dans la lignée d’OpenStreetMap, “un projet fondamental pour l’open data, qu’il est important de soutenir, y compris dans sa dimension économique.” 

Lauréat de la catégorie idée/Concept avec une dotation de 5000€, le projet a pu se mettre en route. 

En novembre 2015, le hackathon du C3 (Climate Change Challenge) a abouti à l’élaboration d’une première interface de saisie. 

Aidé par un autre développeur, le projet a également concouru au concours Dataconnexion6 porté par la mission Etalab en charge du portail Open data gouvernemental.

Son but ? Calculer le potentiel en énergie solaire des bâtiments, grâce à l'orientation des toits pour sélectionner ceux qui sont les plus appropriés à la pose de panneaux solaires thermiques ou photovoltaïques. 

Les contributions sont agrégées et ensuite reversées directement dans les données OpenStreetMap pour un usage ouvert à tous sous licence ObDL, donc libre de réutilisation à condition de reverser les modifications au projet. 

Dans un premier temps, il s’agit de déterminer le bâti orienté par rapport aux quatre points cardinaux, en se basant sur l’analyse spatiale des emprises de bâtiments présents dans OpenStreetMap. 

Puis, grâce à la technologique participative, il est possible de calculer l’orientation des toits, grâce aux images satellites. 

La donnée est validée si trois contributeurs sont d’accord. 

La prochaine étape, celle qui permettra de passer à grande échelle, consistera à automatiser le calcul, grâce à un moteur auto-apprenant : “une fois que nous aurons un corpus de bâtiments suffisants, cet outil pourra déterminer lui-même les données de nouveaux bâtiments”, détaille Christian Quest. Il souhaite aussi rajouter la pente du toit : “qu'il est possible de modéliser selon les contrastes car beaucoup d’installateurs ont profité des subventions pour installer des panneaux sur des toits mal orientés . Les toits orientés au SUD ou les toits plats sont petit à petit sélectionnés à l'aide des images aériennes.

Pour le moment, environ 63 000 bâtiments ont été classifiés, grâce à près de 197 000  contributions, une goutte d’eau par rapport au 80 à 100 millions de bâtiments en France. 

Pour en savoir plus ou contribuer : http://www.opensolarmap.org/ 

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